Voici une interview des acteurs d'"On va s'aimer" trouver sur le site CommeAuCinema :
Alexandra Lamy, Mélanie Doutey, Julien Boisselier et Gilles Lellouche, tel est le joyeux quatuor à l’affiche du dernier film d’Ivan Calbérac. A l’écran ils sont attachants, maladroits, terriblement humains, bref, ils représentent la bande de potes qu’on pourrait tous avoir. Et dans la vraie vie, ils ressemblent à… la bande de potes qu’on pourrait tous avoir...

Simples, drôles, passionnés, voici quatre comédiens bien dans leurs baskets, qui nous parlent d’amour, de leur carrière, du cinéma français, avec pour seul leitmotiv de pouvoir continuer à vivre de ce métier. Discussion croisée avec quatre amis, euh pardon, acteurs, qui ont beaucoup, beaucoup de choses à dire ! En tout cas une chose est sûre, nous, on les aime déjà...
N’aviez-vous pas peur de faire un énième film sur la trentenaire attitude ?

Julien Boisselier : Les films comme J'Me Sens Pas Belle ou Ma Vie En L'Air parlent un peu des mêmes choses, c’est vrai, mais avec des acteurs, des réalisateurs, des points du vue et des angles totalement différents. Personnellement, j’aime bien aller voir ces films qui me touchent parce que je m’identifie à ces gens-là.
Alexandra Lamy : C’est vrai qu’on n’arrête pas de nous parler de comédies de trentenaires. Moi j’ai déjà essayé les rôles de 16 ans mais je ne sais pas, ça ne marche pas ! (rires) Ici il n’y a pas le côté Bridget Jones de la névrosée, c’est simplement une histoire d’amour, d’amitié, de trahison… de cocufiage !
Gilles Lellouche : Finalement ce qui s’y passe, la trame, pourrait arriver à tout le monde, à tous les âges, à 15 ans, à 25, 45, 65 et même 75 ans (rires) Je peux vous énumérer beaucoup de chiffres comme ça !
Qu’est ce qui vous a convaincu alors à la lecture du scénario ?
Mélanie Doutey : Ce qui est agréable, c’est que ce scénario n’est absolument pas prétentieux. Les sentiments ne sont pas larmoyants, il n’y a pas de scènes explicatives. Ce sont des choses simples que tout le monde ressent.

Julien : Il n’y a rien de révolutionnaire dans le scénario, mais les gens ont envie qu’on leur parle d’eux, comme dans les films d’Yves Robert ou Sautet. On va s’aimer parle de choses classiques, mais par l’atmosphère, par quelques moments chantés, dansés, on sort les gens de leur quotidien, en leur montrant que ça peut être gai et positif.
Comment avez-vous abordé la partie chantée ?
Mélanie : C’était un pari excitant ! Les chansons ont été enregistrées en studio avec une super équipe qui travaille avec Souchon, Voulzy… Et l’air de rien, "On va s’aimer" paraît facile comme ça mais on s’est tous cassé la figure, c’est super dur à chanter !
Gilles : On ne se connaissait pas très bien et on s’est retrouvé tous les quatre a chanter autour d’un piano… Alors forcément, ça crée vite des liens ! (rires)
Julien : C’est surtout très marrant de voir les autres danser… ! Tiens Gilles tu tournes la tête ? (rires)
Gilles : On m’appelait "bout de bois" sur le plateau, tellement j’ai une aisance assez évidente en danse. Mais vous pouvez aussi apprécier la voix de Baryton de notre ami Julien !

L’ambiance était donc plutôt bonne sur le plateau…
Mélanie : C'est notre première lecture à quatre qui nous a tous décidé à faire le film ! Ivan a eu ce talent de nous réunir… Une alchimie s’est vraiment créée sur le tournage.
Gilles : On s’est bien bien marré, mais pas seulement… Sérieusement, le chant et la danse, c’est un métier, et donc quand on le fait, on ne rigole pas ! Sinon, ça veut dire que l’on se sent ridicule et qu’on n’y arrivera jamais…
Ne craignez-vous pas aujourd’hui d’être estampillés comédiens romantiques ?
Julien : Je suis clairement un acteur romantique, mais c’est comme ça, je fais avec ce qu’on me donne aussi ! Je suis déjà un privilégié, au moins on pense à moi pour des rôles !
Alexandra : N’importe quel acteur est toujours marqué par un rôle. Maintenant ce n’est pas quelque chose qui me fait peur. Le plus difficile finalement c’est de trouver de bons rôles… D'autant qu'il y a peu d’auteurs qui savent écrire pour les femmes aujourd'hui...

Pour vous, comme le dit Laurent dans le film, est-ce que tromper une fois ou dix fois, c’est vraiment pareil ?
Mélanie : Oui, finalement quand on commence…
Julien : Tromper une fois ou dix fois c’est pas pareil. D’ailleurs j’en parlais avec ma fiancée elle me demandait si je préférerais qu’elle me trompe depuis plusieurs mois avec la même personne ou plusieurs fois avec quinze personnes… Et bien… Je ne sais pas ! (rires)
Gilles : Attention, il y a des cas différents, si elle s’est tapée 15 mecs en 3 mois, c’est que tu sors avec une serpillière, mais si ça fait 6 mois avec le même, c’est qu’elle l’aime. C’est l’enfer cette question !
Pourriez-vous comme le personnage de François suivre et espionner celui (celle) que vous aimez ?
Mélanie : Ah non jamais de la vie ! C’est comme fouiller dans les poches, je ne peux pas. Ca ne fait que du mal, pour l’avoir fait une fois… (rires) Je sais qu’il ne faut pas !
Gilles : Moi, oui ! Je l’ai déjà fait mais l’amour et la passion excusent tout, encore plus dans la jalousie. J’ai beaucoup d’emphase avec les gens totalement passionnés et amoureux transis, qui peuvent suivre une personne toute la journée. C’est à la fois effrayant et complètement justifiable. Je trouve ça vachement bien, je déteste les gens timorés... Si on tombe amoureux, il faut que ce soit barjo, ou pas.

Quelles sont vos ambitions aujourd’hui ?
Gilles : Etre maître du monde, avec un gros chat et un doigt sur la bombe atomique, un truc dans ce genre-là ! (rires) Julien a raison, avoir un emploi, c’est déjà en soi monstrueux, énorme. Mais de l’ambition on a toujours, j’ai envie de faire un milliard de trucs différents, de réaliser des films, encore, de faire du cinéma…
Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?
Mélanie : Bon appétit ! (rires)
Alexandra : Que ça dure et que l’on puisse continuer à vivre de ce métier…
Julien : Que le film fasse cinq millions d’entrées ! Sérieusement, ce film me tient à cœur et j’espère qu’il marchera bien. Je l’ai fait du mieux que je pouvais avec des gens que j’aime beaucoup.
Gilles : Du fric, plein de fric, donc pleins d’entrées ! Je plaisante… Pour l’instant tout va bien, je suis un homme comblé et je touche du bois pour que ça dure !
Propos recueillis par Ludivine Le Goff & Anna Laredo (Mai 2006) -
Photos de l'interview:


Mélanie Doutey

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